Samedi 25 Novembre 2017

Thèmes: Démocratie, citoyenneté, Turquie, Recherche, Culture

Informations pratiques: L’ensemble des plateaux radios, rencontres débats, ateliers sont en accès libre, sur inscription, dans la limite des places disponibles Coffee Break entre 10h30 et 11h00 et entre 15h30 et 16h / 12h30-14h30: Déjeuner Libre – Food Truck / Animation Vladimir Spoutnik


07h30 – 08h45: Radio RVES (FR)


Chaque jour, de 7h30 à 8h45, speakers, journalistes, chroniqueurs poursuivent le débat sur les ondes de Radio en Construction, partenaire des 12RVES. Diffusée en direct sur Internet, l’émission est rediffusée en soirée sur la bande FM (90.7).


11h00-20h00: Rencontres – débats – ateliers


RENCONTRES A L’HÔTEL DE VILLE

11h00-12h30: Comment rendre la démocratie européenne véritablement représentative?

Intervenants: Kader Sevinç (Democracy 4.0 Initiative Founder), Chantal Cutajar (Initiatrice de l’Initiative citoyenne européenne «Pour une Europe plus juste, neutralisons les sociétés écrans»), Nicolas Leron (Docteur en science politique, Président d’EuroCité, Vice-président de Nonfiction.fr)

«Comment rendre à nouveau la démocratie véritablement représentative ? » C’est la question que pose le professeur de droit à Harvard et penseur du Net Lawrence Lessig, et ce à la lumière de l’expérience islandaise de rédaction d’une nouvelle Constitution après la crise financière de 2008 (cf. Entretien avec Catherine Pétillon, France Culture, 22 décembre 2016).
Le thème du « déficit démocratique » de l’Europe n’est d’ailleurs pas nouveau. C’est même un vieux serpent de mer du débat public européen depuis au moins l’Acte unique en 1986. La question du « déficit démocratique », interrogé à nouveaux frais, entremêle des problématiques distinctes : celle de la « démocratie » en tant que régime politique, entendu au sens restreint de contrôle parlementaire sur l’exécutif, celle des rapports compliqués qu’entretient l’Union avec les souverainetés nationales, par lesquelles s’expriment historiquement la « démocratie » mais aussi celle, plus récente dans l’histoire moderne et contemporaine, de la demande sociale de nouvelles formes démultipliées d’expression politique, telles que les a analysées Pierre Rosanvallon.
Alors que l’Union européenne connaît une des plus graves crises de son histoire, d’ordre existentiel, le débat ressurgit à nouveau, douze ans après l’échec du projet de Traité établissant une Constitution pour l’Europe. Entretemps, l’Union européenne a connu la crise financière, la menace d’un « Grexit » et la perspective du « Brexit », à tel point qu’on pourrait craindre un « EurExit », une sortie de l’Europe du monde et de l’Histoire. Aujourd’hui, des projets de « conventions démocratiques », proposées par le Président de la République ou de  « Traité de démocratisation de l’Europe », comme celui de Thomas Piketty, viennent alimenter la discussion publique et l’agenda politique.
Cette rencontre tentera d’apporter au final des réponses à la question que tous les citoyens européens peuvent légitimement se poser à l’heure des choix : l’absence supposée de « démocratie » à l’échelle européenne condamne-t-elle les Européens au repli national, seul refuge en temps de crise ou un sursaut démocratique, à l’échelle nationale et européenne, renouvelé par une approche plus horizontale et moins verticale, est-il encore possible en vue de construire une « Europe politique » ?

14h00-15h30 : Demain, l’Europe pionnière d’une démocratie horizontale?

Intervenants: Luc van den Brande (Conseiller spécial de Jean-Claude Juncker), Ulrike Guérot (Professeur à l’Université de Krems en Autriche et directrice du European Democracy Lab, Berlin), Jéremie Paret (co-founder & CEO STIG), Sylvain Waserman (Vice-Président de l’Assemblée Nationale française), Nawel Rafik-Elmrini (Adjointe au maire de Strasbourg en charge des affaires européennes et internationales).

Partout en Europe, de multiples initiatives et mouvement citoyens émergent afin de peser sur le champ politique. Quelles sont-elles, quels sont leurs points de convergence, leurs éventuelles interactions et leur capacité d’influence? Comment relier volontarisme politique citoyen et réalité fonctionnelle des institutions ? Comment passer du discours à la pratique? Quelles zones de convergence pour quel modèle politique sociétal potentiel? L’Union peut-elle être laboratoire d’une telle mutation? Si oui, comment?

RENCONTRES A L’ERAGE

16h00-17h30 : UE-Turquie : Les limites de la politique de l’autruche

Intervenants : Mine Kirikkanat (journaliste, éditorialiste, écrivaine et sociologue turque), Kader Sevinç (Presidency member of the Party of European Socialists, transatlantic fellow at Johns Hopkins University’s School of Advanced International Studies (SAIS) in Washington DC, representative of CHP, Turkey’s social democratic party), Samim Akgönül (Historien et politologue, Université de Strasbourg)

Modérateur : Farouk Atig (Directeur de la rédaction de Intégrales Mag)

Annoncé comme partie de la solution à la crise migratoire, l’accord UE-Turquie couplé à la tentative de coup d’Etat avorté de juillet 2016 a au moins provisoirement renforcé la positionnement de Tayip Recip Erdogan sur la scène nationale turque, voire européenne. Entre répression en Turquie, influence grandissante des réseaux AKP en Europe, jusqu’à la constitution de partis pro-présidentiels en Europe (Parti de l’égalité et de la Justice aux dernières législatives en France) comment sortir de l’ornière?

18h30-20h00 : Quels financements européens, pour la Recherche?

Intervenants: Jean-Marie Lehn (Prix Nobel de Chimie), Alain Beretz (Directeur général de la recherche et de l’innovation au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche), Wiebke Drenckhan (chargée de recherche CNRS à l’Institut Charles Sadron), Sylvain Gioux (Professeur à l’Université de Strasbourg, Laboratoire des sciences de l’Ingénieur, de l’Informatique et de l’Imagerie), Anne-Sophie Korganow (Professeur des universités – Praticien hospitalier – PUPH, UPR 9021 – S Muller -, IBMC), Chantal Cutajar (Maître de conférence, directrice du Ceifac – Collège européen des investigations financières et analyse financière criminelle).

Modératrice: Geneviève Daune-Anglard (Journaliste à l’Alsace)

4 chercheurs bénéficiants de financements européens. 4 projets, expliqués en 8 minutes, susceptibles de positionner l’Europe comme moteur scientifique à l’international. Aujourd’hui menacés, ces financements pourraient pourtant disparaître dans les prochaines années. De la présentation de projets au débat, en présence de Jean-Marie Lehn, Prix Nobel de Chimie, qu’en est-il véritablement des risques pesant sur la Recherche européenne ?


ATELIERS A l’ERAGE

14h00-15h30: Culture et économie, une relation imparfaite?

Atelier animé par: Raul Abeledo-Sanchis (docteur en économie, spécialiste du développement local et planning culturel) et Adeline Paquet (Europe Créative Strasbourg)

Au-delà de la promotion de « l’art pour l’art », quelles externalités positives justifient que l’investissement financier dans la culture soit l’un des premiers postes de dépense des politiques publiques en Europe ? Dans un contexte budgétaire de plus en plus resserré, peut-on encore éviter la question : « La culture : comment, pour qui et pourquoi ? ». Non pas dans un souci d’en réduire la dimension mais bien plus pour en renforcer le sens et la placer durablement au cœur de l’espace public et de pérennité de ses financements publics et privés.

Les artistes racontent le monde (passé, présent et futur).

Au-delà des enjeux artistiques de leurs œuvres, la nécessité se fait grandissante que de protéger les créateurs, les éditeurs, les producteurs et les diffuseurs. En d’autres mots, d’inventer une « économie de la culture » et une « économie des droits », au-delà du débat portant sur les droits d’auteur : dans cette grande période de transition numérique, et à un véritable point d’étape de l’évolution technologique, la mutation d’usages (sociaux, économiques, pratiques) doit plus que jamais être au cœur de nos préoccupations. Ainsi, « l’économie de la transformation », « l’économie de la générosité » et « l’intelligence collective » sont autant de nouvelles approches à expérimenter.

De même, le croisement des disciplines et des secteurs, de même que l’hybridation des économies et des marchés, sont peut-être autant de clés d’une réinvention des métiers et des usages, tant professionnels qu’institutionnels.

Enfin, outre la corrélation évidente entre culture et éducation induite par les orientations des programmes sectoriels européens, se posent les questions centrales de l’économie de la culture (prix de la culture comme prix de la Démocratie), du développement de l’audience, de l’appropriation et de la « capacitation »

16h00-17h30: L’Histoire et le marché : une affaire de risque et d’expérimentation

Atelier animé par: Amélie Leenhardt (ARTE Europe) et Aurélie Reveillaud (Europe Créative Strasbourg)

La culture, si elle veut rayonner au-delà de l’écosystème européen, se doit de s’inscrire dans une narration sociétale… En leur temps, la Guerre du Vietnam, les mouvements pour les droits civiques ou féministes aux États-Unis ont, via leur interpellation par le monde de la culture, réinterrogé non seulement la société américaine mais également internationale. Dans la même dynamique, les jardins partagés de Détroit racontent aujourd’hui les mutations sociales, culturelles, économiques et politiques d’un espace urbain post-industriel (d’un modèle passé vers un modèle en train de se faire ?).

L’expérimentation sociale, politique et économique – à considérer comme un « risque ambitieux » – est aujourd’hui cruciale quant à notre capacité à accompagner durablement les changements du monde, à agir et peser à grande échelle.

Génération Erasmus, vagues migratoires, gestion du déclin démographique, questions de genre, n’ont-ils pas en Europe à interroger de la même manière la société européenne et au-delà par leur appropriation culturelle ? Ceci afin que l’Europe, non seulement s’écrive dans une réflexion culturelle véritablement transnationale mais en transmette le récit et l’inscrive au-delà de l’espace proprement européen ?

En effet, au-delà des questions d’identité européenne et de démarches « conservatoires », il pourrait s’agir de définir de nouveaux récits en lien avec le « devenir historique de l’Europe », suffisamment solides pour constituer « le patrimoine de demain » (création, valeurs, idées) et capables d’influencer cette communauté de destins des citoyens Européens.

À ce titre, la culture, comme le droit, joue un rôle déterminant.


20h30-0h00 : RVES Museum Night / Tom Selekt


Visite guidée de l’exposition Laboratoire d’Europe, Strasbourg 1885-1930, avec une animation musicale par Tom Selekt.


22h45-00h00: RVES Radio sur 90.7 FM (FR)


Chaque jour, de 7h30 à 8h45, speakers, journalistes, chroniqueurs poursuivent le débat sur les ondes de Radio en Construction, partenaire des 12RVES. Diffusée en direct sur Internet, l’émission est rediffusée en soirée sur la bande FM (90.7).

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